Changement climatique, évolution de la faune. Cet article
n'est pas scientifique, mais basé sur les observations d'habitants –et il
semble clair qu'un nouvel équilibre (ou déséquilibre) se produit dans les
années en cours concernant la faune sauvage du massif et la végétation.
L'arrivée du loup (au nord comme au sud) ne semble pas encore entamer
significativement la population de sangliers et de chevreuils. Par contre, les
chasseurs disent que les mouflons, visibles ces dernières années sur la paroi
sud, disparaîtraient largement (ceci est contredit par l'absence de carcasses
visibles, jusqu'à preuve du contraire, mais les signalements de mouflons par
les grimpeurs et randonneurs sont effectivement moins fréquents).

Malgré les prélèvements liés à la chasse, les sangliers
demeurent très nombreux et font d'importants dégâts dans les propriétés. Sur le
Cengle, zone pourtant très protégée, la population restante de faune à poil
semble très limité : quasiment pas de lièvres ou lapins, quelques chèvres
sauvages, peu d'écureuils. L'omniprésence du sanglier, le desséchement de la
forêt, l'interruption chaque année de l'écoulement du Bayon entre juin et
octobre (phénomène autrefois peu fréquent), la hausse de la fréquentation
(promeneurs, VTT, chiens) sont parmi les explications possibles de cet
appauvrissement apparent de la faune. L'avenir semble sombre, en particulier au
sud du massif (le nord est plus humide), avec un dépérissement de la forêt
(chênaies en particulier), une baisse des précipitations, une hausse des
températures… Même si les marges de manœuvre des acteurs locaux (Grand Site,
communes, Département, ONF, chasseurs etc.) semblent faibles, il est important
de réagir pour tenter de préserver et transmettre un exceptionnel patrimoine
vivant.
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