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mardi 16 juin 2015

La Victorine (lignes 110 et 140), un lien précieux mais des arrêts insuffisants !






La Victorine au pied de la Croix...
Tous ceux qui se rendent depuis Aix dans le massif de Sainte-Victoire ont croisé ces petits bus blancs de la marque turque Otokar qui desservent le versant nord (ligne 140) et le versant sud (ligne 110) de la montagne. Ces lignes, avec leur fréquence remarquable (12 AR par jour sur Vauvenargues, 16 AR par jour sur Beaurecueil, St-Antonin et Puyloubier), rendent aussi un service inestimable à la population. Le tarif est très modique (1€, moins encore pour les scolaires et seniors avec les diverses cartes de l'agglo ou du département). Les bus sont bien adaptés (35 places dans pas plus de 8,40 m de long), même si les croisements sont toujours difficiles sur l'étroite RD17. Faisant tout le tour des boulevards d'Aix, ces bus évitent de prendre une voiture et de contribuer ainsi à la saturation du centre-ville. Ils sont très appréciés aussi de certains touristes et randonneurs…

Info selon laquelle seuls les arrêts officiels sont observés...
Le bilan est donc très positif, la Victorine (nom de l'ancienne ligne que beaucoup continuent d'utiliser) fait quasiment l'unanimité… sauf sur un point : les arrêts. Autrefois, la CPA permettait aux chauffeurs de s'arrêter presque partout, à condition que le site s'y prête. Depuis 2015, de magnifiques arrêts ont été aménagés par la CPA (dégagement par rapport à la chaussée, petit muret de pierre, signalétique -ne manquent que des bancs pour les usagers fatigués!). Mais, contrepartie du progrès et du principe de précaution, seuls les arrêts officiels sont observés. Or ceux-ci sont souvent très distants, obligeant par exemple les enfants à cheminer sur plusieurs centaines de mètres le long de la route Cézanne (portion dangereuse entre Aix et le Tholonet), ou ne desservant aucun point entre St-Antonin et Puyloubier (alors qu'existe des sites ou départs de sentiers comme Coquille, Roque Vaoutade, St-Ser sur cet itinéraire). 
Arrêt de bus (photo JP. Bouquier)
Merci par avance aux élus et à la CPA de bien vouloir corriger ces petits défauts (qui font perdre des usagers et grèvent donc la rentabilité d'un service déjà très coûteux pour la collectivité).

(B. de Saint-Laurent, St-Antonin)

mercredi 10 juin 2015

Nouveau livre de photos sur Sainte-Victoire



Une photo d'Andrea Graziosi (passerelle en bois)
Comme beaucoup d'autres, Andrea Graziosi est amoureux de Sainte-Victoire, montagne qu'il parcourt depuis des années dans une quête qui est autant humaine et spirituelle que photographique. Ce photographe artiste, qui vit à Marseille, publiera le 1er juillet 2015 son ouvrage sur le massif "Nunc Stans" (Instants d'éternité), avec un texte en italien et 45 photographies, généralement en noir et blanc, parfois floues (mais c'est à la mode!) ou étonnantes (pieds d'un marcheur, brumes etc.). Un aperçu de l'ouvrage est possible sur ce lien. Il est également possible de le commander via KissKissBankBank (site de financement participatif permettant de couvrir une partie des coûts de fabrication) au prix promotionnel de 25€. Attention, seuls 1 000 exemplaires sont tirés dans cette approche originale à compte d'auteur. On attend à présent les photos du parapentiste George Flayols, et, pourquoi pas, un festival photo autour de la thématique de Sainte-Victoire…

(Bénédict de Saint-Laurent, de la part d'Andrea Graziosi)

mardi 9 juin 2015

Les itinéraires de randonnée de Sainte-Victoire, une histoire déjà séculaire!



La découverte des itinéraires de parcours des montagnes et la volonté de les faire connaître pour faire partager leur intérêt, peuvent être datées de la création de la première association française d’alpinistes, le Club Alpin Français, en 1874. C’est ainsi que sur Sainte-Victoire, le tracé noir qui passe par la Grotte aux Hirondelles, le plus souvent appelée Garagaï, a été balisé dès 1898. Le tracé vert qui aboutit aussi au Garagaï, a été le premier « itinéraire d’escalade » du versant sud, découvert par Antoine Forcioli en 1913.
La plaque indiquant depuis Aix l'itinéraire vers le Prieuré
Par la suite le balisage des itinéraires de randonnée s’est étendu à de nombreux itinéraires plus faciles, de façon à orienter les visiteurs à travers les terrains privés agricoles ou forestiers avec l’assentiment des propriétaires et le CAF l’entretenait périodiquement à partir de 1928. Les parcours étaient signalés dès les boulevards d’Aix où des panneaux avaient été implantés aux carrefours des trois voies d’accès à la montagne. Il ne reste plus que celui de l’avenue Sainte-Victoire (voir photo ci-contre).
Le guide des Excursions de Sainte-Victoire et du Plateau du Cengle, publié en 1944 par Henry Imoucha, comprenait une carte du réseau  des itinéraires balisés. Son édition a été renouvelée trois fois ! Ce document peut être téléchargé sur ce lien.
L ‘Association des Excursionnistes Provençaux, association de randonneurs constituée en 1946, s’est fortement mobilisée avec le CAF pour entretenir le balisage des tracés sur l’ensemble des versants du massif. Jusque dans les années 80, il n’y avait pas de règles bien définies pour la dimension des balises. C’est ainsi qu’il reste encore la trace de marques de peinture de vingt à cinquante centimètres peu esthétiques. Aujourd’hui, on préfère mettre davantage de balises, mais plus discrètes.
Une première prise en charge des itinéraires de randonnée par les pouvoirs publics a vu le jour grâce à la loi de décentralisation de 1983 qui a donné aux départements la responsabilité d’établir un Plan des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR). C’est le service des équipements de la Direction Départementale de l’Equipement qui a entrepris de recenser les itinéraires à inscrire dans le PDIPR en demandant un accord formel des communes et des propriétaires concernés. Une convention, déchargeant les propriétaires de leur responsabilité et de l’entretien, leur a été proposée. Cette démarche n’a pas été admise par certains propriétaires. Cependant, avec la création des Parcs Départementaux, le PDIPR s’est accru de plusieurs itinéraires sur le domaine public (balisage jaune).
Depuis sa création en 1990, le syndicat mixte de gestion du massif, le Grand Site Sainte-Victoire, a mis en place une instance de concertation, le comité technique randonnée, où l’ensemble des intervenants professionnels, notamment les services départementaux, et des intervenants associatifs - pas seulement aixois (comité départemental de la randonnée)-, font chaque année un examen de l’état du balisage de la centaine d’itinéraires du massif et élaborent un programme d’entretien en se répartissant les travaux. Cette réunion est aussi l’occasion de recenser les principales dégradations des sentiers et là aussi, de mobiliser l’action des bénévoles, regroupés depuis le grand incendie de 1989 autour de l’Association Pour Sainte-Victoire, sur des travaux d’élagage et de lutte contre l’érosion.
Dans les années 90, des chantiers importants ont fait appel aux élèves de l’école d’ingénieurs des Arts et Métiers. Plus récemment, ce sont les élèves en BTS au Lycée agricole de Valabre, qui sont venus faire des travaux pratiques évalués, sur certains tronçons proches de la route.
L’augmentation de la fréquentation engendre une détérioration de plus en plus marquée des itinéraires les plus accessibles. Des opérations lourdes de stabilisation et de protection de ces sentiers sont nécessaires et les interventions des associations ne sont pas suffisantes. Les personnels du département et du GSSV prennent en charge certains travaux selon leurs disponibilités. Mais les plus importantes opérations sont confiées à des entreprises (Col des Portes, Venturiers, Pas des Dinosaures, Pas de l’Escalette ...).
(Jean-Paul Bouquier, Secrétaire de l’Association pour Sainte-Victoire)